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Négociation & entretien anglais business : le guide complet anti-humiliation

Phrases calibrées pour négocier un salaire, un contrat, un délai, ou passer un entretien anglais — sans gaffes culturelles ni calques français qui sabotent votre crédibilité.

Diagnostic anglais 90 secondes →

Pourquoi les cadres français se font sous-payer en négociation anglaise

Vous êtes dans une réunion à Londres. On vous propose 75K€. Vous voulez 90K€. Vous dites « I demand 90K because I have ten years of experience ». Votre interlocuteur lève un sourcil. Vous venez de passer pour un Français arrogant, sans le savoir.

« Demand » en anglais business ne signifie pas « demander ». Cela veut dire « exiger », ton de menace. Le verbe correct : « ask for », « request », ou « propose ».

Les cadres français perdent en moyenne 8 à 15 % sur leur salaire négocié en anglais. Pas parce qu'ils sont moins bons. Parce qu'ils traduisent. « J'ai dix ans d'expérience » devient « I have ten years of experience ». Grammaticalement juste. Sémantiquement plat. Un Américain dit : « I bring a decade of leadership in B2B SaaS ».

Le francophone sous-vend pour trois raisons.

La première : la pudeur culturelle. En France, dire qu'on est bon passe pour vantard. En anglais business, ne pas le dire vous coûte 10K€ par négo.

La deuxième : les calques. « Actually » ne veut pas dire « actuellement », mais « en fait ». « Eventually » ne veut pas dire « éventuellement », mais « finalement ». « To control » ne veut pas dire « contrôler une situation », mais « dominer, surveiller ».

La troisième : l'évitement du chiffre. Un Français dit « I would like a salary increase ». Un Américain dit « I'm looking for a base of 95K, plus equity ». Le second arrive avec un nombre précis. Le premier négocie sa propre incertitude.

Sur un package de 80K€ vs 95K€, le Français qui flotte perd 15K€ par an. Soit 75K€ sur cinq ans dans le même poste. C'est le prix de l'imprécision lexicale.

Vous croyez maîtriser l'anglais business. Votre niveau Cambridge B2 ne vous protège pas. Le piège n'est pas grammatical. Il est culturel et lexical. Notre diagnostic anglais business 90 secondes repère immédiatement les calques que vous utilisez sans le savoir, et le coût qu'ils vous font payer.

Avant d'apprendre les phrases qui ferment une négo, vous devez comprendre ce que votre interlocuteur entend vraiment quand vous parlez.

Codes culturels US / UK / international à connaître avant toute négo

Vous présentez une proposition commerciale à un client américain à Boston. Vous dites : « We could potentially explore a possible collaboration ». Le client se ferme. Vous venez de signaler que vous n'êtes pas sûr de vous, donc pas digne de confiance.

Un Américain attend une affirmation. « We propose a 90-day pilot, starting January 5, with three deliverables ». Verbe d'action, dates, livrables. Le conditionnel français vous tue.

À Londres, la même phrase trop directe passe pour brutale. Un Britannique préfère « I was wondering whether we might consider a pilot phase ». Ce n'est pas de la mollesse. C'est de la diplomatie verbale.

Trois codes à mémoriser.

États-Unis : direct, chiffré, orienté résultat. On dit « I want », « I need », « here's the deal ». Le silence est inconfortable. Les phrases longues paraissent évasives. Vous ouvrez par votre demande, pas par le contexte.

Royaume-Uni : indirect, ironique, codé. « That's an interesting idea » veut souvent dire « non ». « I hear what you're saying » veut dire « je ne suis pas d'accord mais je ne le dirai pas ». L'understatement règne.

International (Singapour, Amsterdam, Dubaï, Zurich) : sobriété, ponctualité, prudence sur l'humour. Pas de blagues sur la politique, la religion, le genre. Pas de tutoiement émotionnel. Vous gardez le « let me come back to you on this » même quand vous avez la réponse en tête.

Trois exemples chiffrés à connaître. Un Français qui dit « I will try to deliver by Friday » fait perdre 30 % de la confiance américaine. Le mot juste : « I will deliver by Friday EOD » (End of Day). Un cadre qui dit « It's quite a serious issue » à un Britannique signale une crise critique. Un Américain à qui vous dites « It's not bad » comprend « c'est moyen », alors qu'en français cela peut vouloir dire « c'est très bien ».

Le small talk pour briser la glace en entretien n'est pas un préambule. Il calibre votre crédibilité avant même que la négo commence. Météo, trajet, café : trois sujets sûrs, trois pièges évités.

Maintenant que vous savez à qui vous parlez, attaquons les phrases sûres pour annoncer un chiffre.

Négocier un salaire en anglais : phrases sûres, leviers, pièges

Vous passez un entretien final à Paris pour un poste basé à Dublin. Le recruteur vous demande : « What are your salary expectations? ». Vous répondez : « Between 60 and 80K, depending on the package ». Mauvais. Vous venez de signaler à votre interlocuteur que vous accepterez 60K€.

Règle d'or : ne jamais donner une fourchette si vous voulez le haut. L'autre prend le bas. Donnez un nombre unique, élevé, avec une justification factuelle. « Based on the market range for similar roles in Dublin, I'm targeting 82K base, plus the standard performance bonus ».

Trois calques mortels en négo salariale.

« I expect 80K ». « Expect » paraît plus poli en français, mais en anglais business cela sonne comme un droit acquis. Préférez « I'm looking for » ou « I'm aiming at ».

« I deserve more ». « Deserve » est moralisant. Un manager américain entend « il pleurniche ». Préférez « My current contribution justifies a higher band ».

« I would like to discuss ». Trop évasif. Préférez « I'd like to anchor the conversation at 90K base ».

Trois phrases sûres à mémoriser. « I'm targeting a base of X, plus equity and bonus structure on top ». « Based on benchmarks I've seen for this seniority in this market, X feels right ». « Let's talk total package — base, bonus, equity, benefits — rather than just base ».

Le levier le plus puissant reste le silence. Vous donnez votre chiffre. Vous vous taisez. Vous ne justifiez pas spontanément. 80 % des francophones cassent leur propre négo en ajoutant « but I'm flexible » dans la même phrase. Ne l'ajoutez jamais. Si l'autre veut négocier, il le dira.

Notre guide complémentaire Négociation salariale en anglais : guide complet détaille les scripts par secteur (tech, finance, conseil, industrie) avec les benchmarks 2026 pour Paris, Londres, Berlin, Dublin, New York.

Un piège : « What's your current salary? ». En France on répond. En UK et US, vous avez le droit légal de refuser. La bonne phrase : « I'd rather focus on the value I bring to this role than my current package ».

Et si vous êtes déjà en poste, la même logique d'ancrage s'applique pour l'augmentation interne.

Demander une augmentation : ancrer haut, justifier, conclure

Vous voulez 10 % d'augmentation. Vous écrivez à votre N+1 : « I would appreciate if you could consider a salary review during my next evaluation ». Cet email finira en bas de pile. Vous avez écrit en mode demandeur, sans donnée, sans deadline, sans chiffre.

Reformulation correcte : « I'd like to schedule a 30-minute review to discuss compensation. Based on the scope I've taken on since Q1, I'm requesting an adjustment to 85K base, effective March 1 ».

Trois ingrédients obligatoires : un chiffre précis, une date d'effet, une justification factuelle.

L'erreur française classique : justifier par l'ancienneté. « I've been here for four years ». Un manager anglo-saxon traduit cela par « il n'a pas évolué en quatre ans ». Justifiez par l'impact. « Since Q1, I've owned the EMEA pipeline, closed 1.2M in new ARR, and onboarded two reps ».

Trois calques destructeurs.

« I think I should get a raise » → « think » signale le doute. Remplacez par « The data supports a raise to X ».

« I work very hard » → « hard work » est attendu, pas exceptionnel. Remplacez par « I've delivered X% above plan ».

« It's not fair » → mortel en RH anglo-saxonne. Remplacez par « There's a market gap of 12% between my current band and the role I'm performing ».

L'ancrage haut fonctionne. Les études montrent qu'un premier chiffre élevé déplace l'accord final de 5 à 9 %. Vous demandez 95K. On vous propose 85K. Vous closez à 90K. Si vous étiez parti de 88K, vous closiez à 82K.

Le timing compte autant. Demandez après une livraison majeure, jamais après un rapport trimestriel négatif. Demandez en début de cycle budgétaire (octobre-novembre pour l'année suivante), pas en mai.

Notre fiche Business english RH inclut un module « salary review email » qui repère les phrases qui sabotent votre demande avant même qu'elle soit lue. Beaucoup de cadres ne savent pas qu'ils écrivent « if you could possibly consider » dans un email où il faudrait « I'm requesting ».

L'augmentation interne suit la même logique qu'un contrat externe : ancrer haut, justifier court, conclure.

Négocier un contrat client : pricing, scope, deadlines

Vous êtes consultant indépendant. Un client londonien vous demande votre TJM. Vous écrivez : « My day rate is 1000 euros, but I can be flexible ». Vous venez de perdre 200€ par jour avant même la négociation. La mention « flexible » signale que votre prix de départ est gonflé.

Reformulez : « My standard rate for this scope is £950 per day, with a minimum engagement of 10 days ». Vous ancrez. Vous fixez un minimum. Vous arrêtez de vous excuser.

Trois leviers à manier.

Le scope. Définissez par livrables, pas par heures. « Three deliverables: market mapping, top-30 prospect list, opening email sequence ». Un client comprend ce qu'il achète. Vous évitez la dérive horaire.

Les deadlines. Donnez une date ferme, jamais une fourchette. « Final deliverable by March 15 ». Pas « by mid-March ». La précision rassure et permet de facturer une rush fee si le client compresse.

Les conditions de paiement. « 50% upfront, 50% on delivery, 14-day payment terms, late fees of 1.5% per month ». Les TPE françaises facturent à 60 jours fin de mois et perdent du cash. Les freelancers anglo-saxons facturent à 14 jours et tiennent leur trésorerie.

Quatre calques à éviter.

« My price » → trop personnel, trop frontal. Préférez « my rate » ou « the engagement fee ».

« I propose 1000 per day » → « propose » est faible. Préférez « The rate is £950 per day ».

« I can do a discount » → vous venez d'avouer que votre prix est négociable. Préférez « For a 6-month engagement, the rate becomes £850 per day ».

« I can start when you want » → vous signalez que vous n'avez pas de pipeline. Préférez « My next available slot is March 3 ».

Une phrase magique pour les négos de scope : « That's outside the original scope. Happy to add it as a change order at the same day rate ». Vous protégez votre marge sans dire non.

Notre fiche Business english negotiation détaille les scripts pour proposals, change orders, et invoices contestées.

Mais que faire quand le client pousse pour baisser le prix ou ajouter du scope gratuit ? Le push back poli.

Push back poli : refuser sans casser la relation

Le client vous envoie un email : « Can you also include the post-launch monitoring? It shouldn't take much extra time ». Vous répondez « OK no problem ». Vous venez d'offrir 5 jours de travail gratuits, et de signaler au client qu'il peut continuer.

Le francophone refuse rarement frontalement. Il dit « peut-être », « je vais voir », « ça va être compliqué ». Ces réponses traduites mot à mot en anglais (« maybe », « I'll see », « it will be complicated ») sont lues comme un oui mou. Le client revient à la charge.

La bonne réponse anglo-saxonne combine politesse et fermeté. C'est ce qu'on appelle « pushing back » — repousser avec courtoisie.

Cinq formules de pushback à mémoriser.

« I want to make sure we deliver the original scope brilliantly first. Can we park the post-launch piece for a Phase 2 conversation? »

« Happy to include that — it's a separate workstream, so I'll send a quick change order for your approval. »

« I appreciate the trust, but extending the deadline by two weeks would compromise the quality. Let's discuss what we can de-scope instead. »

« That's a fair point. My concern is X. How would you address it on your side? »

« I hear you. Let me push back gently here — based on what I've seen with similar engagements, this approach creates Y risk. »

Trois calques destructeurs.

« No, it's not possible » → trop direct, casse la relation. Préférez « That would be challenging within the current scope ».

« I cannot accept this » → ton ultimatum. Préférez « I'd struggle to commit to that timeline ».

« You are wrong » → jamais en business. Préférez « I see it differently » ou « My read is different ».

Le pushback marche aussi en interne. Quand votre boss vous file une mission impossible, ne dites pas « I'll try ». Dites « To deliver this by Friday, I need to deprioritize X. Are you OK with that trade-off? ». Vous repassez la décision à celui qui doit la prendre.

Notre article Faux amis business à éviter en négo liste 40 mots qui font basculer un pushback en agression involontaire.

Le même réflexe — calibrer la fermeté — s'applique aux questions piégées d'entretien.

Entretien d'embauche : tell me about yourself, weaknesses, why us

Entretien final à Londres pour un poste de Head of Sales. Le recruteur ouvre par « Tell me about yourself ». Vous répondez : « I was born in Lyon, I studied at HEC, I have 12 years of experience in B2B sales, I am 38 years old, married with two children ». Catastrophique. Vous avez livré quatre informations interdites en RH anglo-saxonne (âge, état civil, enfants, lieu de naissance) et zéro élément business.

La bonne structure : Present-Past-Future. « I'm currently leading a team of 8 sales reps at X, where I scaled ARR from 4M to 11M over 24 months. Before that, I built the EMEA channel for Y. Looking ahead, I'm drawn to your role because of the international expansion mandate ».

Trois questions classiques, trois pièges.

« What are your weaknesses? » Le calque français : « I don't have any » ou « I work too much ». Le premier est arrogant. Le second est cliché et démasqué en deux secondes par tout recruteur. La bonne réponse : nommez une vraie faiblesse opérationnelle, montrez la correction en cours. « I tend to over-engineer dashboards. I've started timeboxing reporting prep to two hours per week ».

« Why us? » Le calque : « Because your company is interesting ». Vide. Préférez : « Three specific reasons: your pivot to PLG in 2025, your hiring of X as VP Product, and the EMEA gap that maps directly to my track record ». Citez des faits publics.

« Why are you leaving your current job? » Ne jamais critiquer votre employeur actuel. Calque dangereux : « My boss is toxic ». Reformulation : « I've taken the team as far as I can in the current structure. Looking for a role with broader international scope ».

Quatre faux pas universels en entretien anglo-saxon : parler salaire avant qu'on vous le demande, dénigrer un ex-employeur, dire « it depends » trois fois de suite, demander combien de jours de RTT au premier RDV.

Notre guide Entretien d'embauche en anglais : questions couvre 50 questions classiques avec scripts modèles, et notre fiche English for tech interviews cible les rounds technique + behavioral pour les profils ingénieur et product.

Pour les questions comportementales, une méthode change tout : STAR.

Behavioral interviews : la méthode STAR adaptée pour francophones

Le recruteur vous demande : « Tell me about a time you handled a conflict with a colleague ». Vous répondez : « In my last team, sometimes there were tensions, and we managed to resolve them ». Réponse française classique : générale, modeste, sans relief. Le recruteur ne retient rien.

La méthode STAR — Situation, Task, Action, Result — est le standard anglo-saxon pour les behavioral interviews. Chaque réponse suit la même architecture en quatre temps.

Situation : le contexte précis. « In Q2 2025, my CRM lead and my CS lead were blocking each other on Salesforce field ownership ». Pas de généralité. Une date, des rôles, un problème nommé.

Task : ce qui était attendu de vous. « As VP Ops, I had to unblock the integration sprint within two weeks before the board review ». Vous explicitez votre rôle et la deadline.

Action : ce que vous avez fait, vous personnellement. « I scheduled a 1-1 with each, mapped the overlapping fields, drafted a RACI in 48 hours, and chaired a 30-minute alignment call ». Verbe d'action en première position. Vous ne dites pas « we », vous dites « I ».

Result : le résultat chiffré. « The integration shipped on schedule, the board review passed, and the CRM-CS handoff time dropped from 5 days to 4 hours ». Chiffres, dates, impact.

Deux pièges francophones spécifiques.

Le « we » défensif. Les francophones disent « we resolved the conflict » par modestie collective. Les Anglo-Saxons entendent « il ne sait pas ce qu'il a fait lui-même ». Vous devez dire « I » dans la partie Action, même si l'équipe a contribué.

L'absence de chiffres. « It worked well » ne dit rien. « Cycle time dropped 38% in 6 weeks » dit tout. Préparez 5 STAR avec chiffres avant chaque entretien.

Cinq questions STAR à préparer en amont : conflit interne, échec assumé, décision sous incertitude, leadership sans autorité, négociation difficile. Chaque réponse calibrée 90 secondes, pas plus.

Notre diagnostic anglais business 90 secondes inclut un module mock STAR : vous parlez, l'IA détecte les phrases molles (« we managed to », « it was fine », « somehow »), et propose la réécriture chiffrée.

Une fois la méthode acquise, restent les questions piégées qui font dérailler les meilleurs CV.

Questions difficiles : trous CV, prétentions salariales, conflits

Le recruteur sort une question qui ne figurait dans aucun playbook : « I see a 14-month gap between 2022 and 2023. What happened? ». Si vous répondez « I took a personal break », vous laissez le recruteur imaginer le pire. Burnout ? Conflit ? Maladie ?

La règle : nommez le motif réel, sans excuse, en factuel. « I took 14 months to support a family member through illness. During that time, I completed two AWS certifications and ran an advisory mandate for X ». Vous transformez le trou en preuve d'activité.

Trois pièges récurrents.

Le trou CV. Calque dangereux : « I was unemployed ». « Unemployed » a une connotation passive négative en anglais. Préférez « between roles » ou « in transition », et remplissez le récit avec ce que vous avez fait pendant la période.

Les prétentions salariales en amont. Le recruteur demande « What are you looking for? » avant de vous donner la fourchette du poste. Calque français : annoncer un chiffre par politesse. Mauvais. Renvoyez la question : « Before I give a number, could you share the band you've budgeted for this role? It'll help us anchor the conversation realistically ». 70 % des recruteurs anglo-saxons donneront le chiffre.

Les conflits managériaux. Question : « Tell me about a manager you didn't get along with ». Piège absolu. Ne critiquez jamais nommément. « I had a manager whose style was very different from mine — fast iteration vs deep planning. I adapted by syncing twice a week to stay aligned, and the relationship became productive ». Vous montrez maturité et adaptabilité.

Quatre autres questions difficiles avec leur formulation calibrée.

« Why should we hire you over the other candidates? » → « Without knowing them, I can speak to what I bring: X, Y, Z. The fit comes from your call ».

« Where do you see yourself in 5 years? » → « Leading a P&L of similar scope, with a stronger international footprint. This role is a logical step ».

« What's your biggest failure? » → Nommez-en une réelle, expliquez la correction, jamais « I don't fail ».

« Are you interviewing elsewhere? » → « I'm in active conversations with two other companies at final stages. Your process is the one I'm most committed to ».

Notre article RH et recrutement bilingue : interview couvre 30 questions sensibles avec scripts. Mais le vrai danger reste les mots qui changent de sens d'une langue à l'autre.

Faux amis négo et RH : sensible, achieve, expectation, opportunity

Vous rédigez un email à un client après une réunion tendue. Vous écrivez : « I understand this is a sensible topic ». Vous pensez avoir dit « je comprends que c'est un sujet sensible ». Vous avez dit « je comprends que c'est un sujet sensé / raisonnable ». Le client est confus. Le bon mot : « sensitive ».

« Sensible » en anglais = sensé, raisonnable. « Sensible » en français = sensible. Inversion totale.

Quatre faux amis qui détruisent une négo ou un entretien RH.

« Achieve ». Calque : « I achieved a meeting with the CEO » (vous pensiez « j'ai obtenu une réunion »). Faux. « Achieve » veut dire « accomplir, réaliser un objectif ambitieux ». Le bon mot pour « obtenir une réunion » : « I got a meeting ».

« Expectation ». Vous écrivez « I have a high expectation of the team ». Anglais correct mais signale que vous attendez sans avoir négocié. Préférez « I've set a clear bar for the team ». Le mot « expectation » seul sonne passif-agressif côté manager.

« Opportunity ». Calque : « I want to take the opportunity to thank you ». Trop français, trop emphatique. En anglais business, on dit simplement « Thank you for X ». L'« opportunity » s'utilise pour les vrais business cases : « This is a 5M opportunity in EMEA », pas pour les politesses d'introduction.

« Eventually ». Calque mortel. « We will eventually deliver by Friday » ne veut pas dire « nous livrerons éventuellement vendredi ». Cela veut dire « nous livrerons FINALEMENT vendredi, après plusieurs reports ». Vous venez de signaler à votre client que vous prévoyez du retard. Le bon mot : « possibly » ou « if needed ».

Six autres faux amis fréquents en RH et négo.

« Actually » = en fait (pas actuellement). « Currently » = actuellement.

« To assist » = aider, accompagner (pas assister à une réunion). « To attend » = assister à.

« To control » = surveiller, dominer (pas contrôler une qualité). « To check » = vérifier.

« To pretend » = faire semblant (pas prétendre à un poste). « To claim » = prétendre à.

« A demand » = une exigence (pas une demande). « A request » = une demande.

« To resume » = reprendre (pas résumer). « To summarize » = résumer.

Notre liste Erreurs Frenglish à éviter recense 120 calques classés par fréquence et coût business. Beaucoup vous ont déjà fait perdre un deal sans que vous le sachiez.

Maintenant que le lexique est calibré, reste à apprendre à conclure une négo.

Closer la négociation : silence, walk-away, BATNA en anglais

Le DRH vous propose 88K. Vous vouliez 95K. Vous avez deux secondes pour réagir. La pire réaction française : remplir le silence par « OK, that works for me ». Vous venez d'accepter sans négocier. Le bon réflexe : silence de 4 à 7 secondes, puis « Hmm, that's lower than I had in mind. Can we explore what flexibility there is on the base, or look at the bonus structure? ».

Le silence est le levier le plus mal compris des francophones. Une étude HBR de 2024 montre qu'un silence de 5 secondes après une offre déplace le résultat final de 6 % en moyenne. La plupart des cadres anglo-saxons attendent. Les Français parlent.

Trois techniques de closing à maîtriser.

Le silence stratégique. Après chaque offre, comptez mentalement jusqu'à 5. Ne souriez pas pour rassurer. Ne dites pas « let me think ». Restez immobile. L'autre va souvent ajouter une concession.

Le walk-away. Phrase rituelle : « I appreciate the offer, but at that level, I'd need to think hard about whether this is the right move ». Vous ne dites pas non. Vous signalez que vous êtes prêt à partir. Dans 40 % des cas, l'autre revient avec une amélioration sous 48h.

Le BATNA. Best Alternative To a Negotiated Agreement. Votre meilleure option si la négo échoue. En français : votre plan B. Vous devez l'avoir clarifié AVANT d'entrer en négo. « If this doesn't close at 92K base, I stay in my current role and reopen the conversation in October ». Sans BATNA, vous négociez sous pression. Avec BATNA, vous négociez en position.

Trois calques à éviter en phase de closing.

« I will think about it » → trop vague, signale l'hésitation. Préférez « I'd like 48 hours to discuss with my partner before responding ».

« Final offer? » → trop frontal. Préférez « Is there room to revisit this in a few months if I exceed plan? ».

« Deal » seul → familier, manque de structure. Préférez « We have a deal — could you send the written offer by tomorrow EOD? ».

Une fois l'accord verbal obtenu, exigez l'offre écrite dans les 48h. Sans écrit, rien n'existe. Le rappel des scripts détaillés de négociation salariale reste utile pour le mail d'acceptation et la contre-proposition formelle.

Reste un dernier point : comment vous préparer aux pièges réels avant d'entrer en salle.

Comment Amélie simule une négo / entretien et vous prépare aux pièges

Vous avez un entretien jeudi à 14h pour un poste à 110K€ chez un éditeur SaaS américain. Vous lisez ce guide mardi soir. Mercredi matin vous oubliez 40 % de ce que vous venez de lire. Le problème n'est pas la connaissance. C'est la simulation sous pression.

C'est exactement le rôle d'Amélie. Vous ouvrez une session « mock interview Head of Sales — US scaleup ». Amélie pose les questions dans l'ordre exact d'un entretien réel : Tell me about yourself, walk me through your CV, weaknesses, conflict story, why us, salary expectations. Vous répondez à voix haute.

Amélie repère les phrases molles en temps réel. Vous dites « I think we managed to grow the team ». Correction immédiate : « Replace by I scaled the team from 4 to 11 in 18 months. Drop think. Drop we. Add the number ». Vous reprenez. À la cinquième itération, le réflexe s'installe.

Amélie détecte aussi les calques cachés. Vous dites « I demand a clear roadmap ». Flag : « demand sounds like exigence. Use ask for ». Vous dites « eventually we delivered ». Flag : « eventually means finalement après retards. Use ultimately ».

Pour une négo salariale, Amélie simule trois scénarios : recruteur agressif qui pousse à baisser, recruteur silencieux qui attend que vous parliez, recruteur qui demande votre salaire actuel. Vous travaillez les trois scripts en 25 minutes. Vous arrivez jeudi avec le réflexe calibré.

Le module behavioral interview travaille spécifiquement la méthode STAR. Vous avez préparé une histoire de conflit. Vous la racontez. Amélie chronomètre (90 secondes idéales), vérifie que vous avez les quatre étapes (Situation, Task, Action, Result), et signale les manques. « Pas de chiffre dans le Result. Ajoutez un % ou un délai ».

Le prix : 29.99€/mois en accès individuel, 19.99€/mois via accord école ou entreprise. Une session de coaching humain équivalente coûte 80 à 150€ de l'heure. Pour la préparation d'un entretien à 110K€, le ROI est immédiat.

Le point d'entrée reste notre diagnostic anglais business 90 secondes. Vous lisez trois courts paragraphes business, vous répondez à voix haute à deux questions, et vous recevez en retour les trois calques que vous utilisez sans le savoir et leur coût business. Gratuit, sans inscription longue. C'est la première chose à faire avant n'importe quel entretien anglais cette semaine.

Réussir une négociation salariale anglaise en 5 étapes

  1. Recherche. Compilez 3 sources de market data (Glassdoor, Levels.fyi, LinkedIn Salary) pour votre poste et niveau.
  2. Ancrage. Préparez votre chiffre cible haut, votre walk-away bas, et la justification data en 2 phrases.
  3. Ouverture. Laissez l'employeur parler chiffres en premier si possible (« What range did you have in mind? »).
  4. Contre-offre. Contre-offrez sereinement (« Based on market and scope, I was expecting closer to X »). Silence après.
  5. Closing. Une fois alignés, demandez écrit (« Could you send the offer by email so I review? »). Pas de oui verbal final sans confirmation écrite.

Questions fréquentes

Comment demander une augmentation en anglais sans paraître arrogant ?

Structure éprouvée : (1) ancrage data (« Over the last 12 months I delivered X, Y, Z »), (2) marché (« Market data for similar roles is around 65-75 »), (3) demande claire (« I'd like to discuss bringing my package in line with that, ideally at 70 »). Évitez « I deserve more » (calque, sonne plaintif) et « I demand a raise » (faux ami : demand = exiger).

Quoi dire à la question « Tell me about yourself » en entretien anglais ?

Réponse 90 secondes max, structure Present-Past-Future : (1) ce que vous faites aujourd'hui en une phrase, (2) 2-3 réussites passées chiffrées, (3) pourquoi ce poste maintenant. Évitez de raconter votre CV chronologique du début (calque français) et les phrases vides type « I am a hard-working person ».

Comment refuser une offre salariale trop basse en anglais sans casser la relation ?

Formule calibrée : « Thanks for the offer — based on market data and the scope discussed, I was expecting closer to 70. Is there room to revisit the package? » Cela ouvre sans braquer. Évitez « It's not enough » (sec) et « I'm not satisfied » (passif). Le silence après votre contre-offre est votre meilleur ami.

Comment parler de ses faiblesses en entretien anglais sans se saboter ?

Pattern qui marche : 1 faiblesse réelle mais non-critique pour le poste + ce que vous faites pour la traiter + un résultat. Exemple : « I used to struggle with delegation under tight deadlines. I now use weekly 1:1s to anticipate handoffs — last quarter I cut my project escalations by 30 %. » Évitez « I am a perfectionist » (cliché bullshit anglo-saxon) et « I have no real weakness » (rouge alarme).

Quels codes culturels US / UK / EU bouleversent une négo anglaise ?

US : direct, deal-oriented, accepte les chiffres ronds, attend que vous demandiez. UK : nuancé, déteste le bluff frontal, registre understatement (« I'd be slightly disappointed at less than 65 »). EU/international : compromis, importance des fringe benefits, négo en plusieurs rounds. Le pire calque français : tutoyer culturellement un Américain en réunion ou tenter du UK humour avec un Allemand.

Comment Amélie m'entraîne à une négo ou un entretien ?

Amélie simule un recruteur ou un client (ton US direct, UK nuancé ou international). Elle vous pose les 8 questions les plus probables, push back si votre réponse est faible, et débriefe à la fin avec 3 reformulations à ancrer. 5 sessions = vous arrivez le jour J avec 40+ réflexes en banque.

Amélie repère ce que les autres coachs ratent : votre français caché.

Coach anglais IA L1-aware. 29,99 €/mois public · 19,99 €/mois pour les écoles partenaires.

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