Vous êtes à vingt minutes du call. Votre présentation est prête, votre pitch rodé. Mais vous allez trahir votre niveau d'anglais au moment où vous ne l'attendez pas : quand vous parlerez de votre métier, avec les mots que vous croyez maîtriser depuis des années.
Tester Amélie gratuitementCes 25 termes couvrent les quatre moments critiques d'un call de découverte : la présentation du prospect, la qualification des besoins, la discussion budgétaire et la clôture. Ils ne se mémorisent pas isolément — chaque terme s'accompagne de sa collocation naturelle, la seule que les natifs utilisent.
Ces dix formulations sont utilisées quotidiennement par des marketeurs B2/C1 qui se croient à l'aise en anglais. Chacune est compréhensible. Aucune n'est native. Ensemble, elles construisent une impression de non-maîtrise que le prospect enregistre sans jamais la verbaliser.
La prononciation du vocabulaire marketing anglais est un champ de mines spécifique. Ces mots ne sont pas difficiles à l'écrit — c'est précisément le piège : vous les lisez depuis des années, vous avez construit une prononciation mentale incorrecte que personne n'a jamais corrigée.
Entrepreneur — En anglais américain : /ˌɑːn.trə.prəˈnɜːr/, accent sur la dernière syllabe. La version française glissée dans une phrase anglaise crée un recadrage cognitif immédiat chez le natif.
Niche — En anglais américain : /nɪtʃ/ (comme itch). En anglais britannique : /niːʃ/. La prononciation française /niʃ/ est identifiée instantanément. Ce mot apparaît dans toute conversation de positionnement.
Campaign — /kæmˈpeɪn/. La tendance francophone est de prononcer /kampɛɲ/. Le gn final est muet en anglais.
Audience — /ˈɔː.di.əns/. Trois syllabes nettes, accent sur la première. La version francisée passe inaperçue à l'écrit, pas à l'oral.
Revenue — /ˈrev.ə.njuː/. Souvent lu avec l'accent français sur la dernière syllabe. L'accent porte sur la première syllabe en anglais.
Strategy — /ˈstræt.ɪ.dʒi/. Souvent prononcé avec un é ouvert français sur la deuxième syllabe. Mot à répéter à voix haute avant chaque call.
Acquisition — /ˌæk.wɪˈzɪʃ.ən/. Très utilisé en growth marketing. L'accent porte sur la troisième syllabe, pas sur la quatrième comme en français.
Un call de découverte en anglais a une structure attendue. S'en écarter ne signale pas l'originalité — cela signale l'inconfort. Voici le déroulé type avec les formulations qui balisent chaque étape.
Ouverture (0–3 min) — Établir le cadre et le rythme.
So, I'd love to start by understanding a bit more about where you are right now...
Just to make sure we use the time well, I'll ask a few questions first — is that okay with you?
Qualification du contexte (3–12 min) — Explorer les problèmes structurels.
What's prompting this conversation now — is there a specific challenge you're trying to solve?
Where does most of your growth pressure come from at the moment?
Who else is involved in this decision on your side?
Présentation de votre angle (12–22 min) — Aligner votre valeur sur leur problème.
Based on what you've shared, what seems most relevant for you is...
Where we typically create the most value for teams like yours is...
Clôture et suite (22–30 min) — Fixer les prochaines étapes avec précision.
What would need to be true for this to move forward on your end?
I'll follow up with a one-pager by Thursday — does that work?
Who else should be looped in before we go further?
À éviter : We make advertising for several brands in the luxury sector.
Comment le natif l'entend : The speaker is translating word-for-word from French. 'Make advertising' is not a recognized English collocation — it reads as intermediate-level non-native.
Préférer : We run advertising campaigns for several luxury brands.
Le verbe 'faire' se traduit par une dizaine de verbes différents en anglais selon le contexte. 'Make advertising' n'existe pas comme collocation : on dit 'run ads', 'produce advertising' ou 'handle advertising'. Ce choix de verbe est l'un des marqueurs les plus fréquents et les plus visibles du non-natif en contexte marketing.
À éviter : Our main goal for this campaign is to increase the notoriety of the brand.
Comment le natif l'entend : The native hears 'bad reputation' or 'infamy'. In English, 'notoriety' refers to being known for something negative — a scandal, a failure, a crime.
Préférer : Our primary goal is to build brand awareness and increase visibility in the mid-market segment.
C'est le faux ami le plus dangereux du vocabulaire marketing francophone. 'Notoriety' en anglais désigne une célébrité négative. Le terme correct est systématiquement 'brand awareness'. Un directeur marketing qui parle de 'notoriety' devant un prospect natif crée un moment de flottement que personne ne corrigera mais que tout le monde enregistre.
À éviter : I will come back to you with a full proposal by the end of the week.
Comment le natif l'entend : Understandable but slightly odd. 'Come back to someone' implies a physical return. The native expects 'get back to you' — a fixed commercial idiom.
Préférer : I'll get back to you with a full proposal by Friday EOD.
Le calque de 'revenir vers vous' donne 'come back to you' — compréhensible mais clairement non-natif. 'Get back to someone' est l'expression standard en anglais professionnel. Dans un contexte post-call, 'follow up' est encore plus précis et signale la maîtrise des codes commerciaux anglophones.
À éviter : Can you present me your agency and your main services?
Comment le natif l'entend : A direct French calque. In English, you 'introduce' a person, 'walk someone through' something, or 'give an overview' — the transitive use of 'present' here doesn't exist natively.
Préférer : Can you walk me through your agency and your core offer?
En français, 'présenter quelque chose à quelqu'un' fonctionne grammaticalement. En anglais, cette construction est perçue comme rigide et non-native. 'Walk me through' est la tournure standard dans les conversations commerciales anglophones : elle signale une vraie familiarité avec les codes de la négociation.
À éviter : We want to make a partnership with an influencer agency to extend our reach.
Comment le natif l'entend : Again 'make' used as a catch-all verb. Combined with 'extend our reach', the sentence reads as produced by someone translating mentally in real time.
Préférer : We're looking to partner with an influencer agency to broaden our reach.
En anglais, 'partnership' se traite souvent comme un verbe : 'to partner with'. Quand le nom est préféré, les collocations correctes sont 'forge', 'establish' ou 'build a partnership' — jamais 'make'. L'absence d'article ('make partnership') est une erreur secondaire qui aggrave l'impression générale.
À éviter : Our target is women between 25 and 40 years old who are interested in sustainable fashion.
Comment le natif l'entend : Grammatically correct but dates the speaker. A senior marketing professional speaks in ICPs, segments, and personas — not demographic 'targets' defined by age brackets alone.
Préférer : Our primary audience is eco-conscious women in the 25–40 range, predominantly urban, high purchase intent.
Les professionnels anglophones ont abandonné 'our target is [démographique]' — c'est du marketing des années 1990. On parle désormais d'ICP, de 'core segment', de 'primary audience'. La précision du vocabulaire utilisé pour décrire sa cible est l'un des signaux les plus nets du niveau de maturité marketing d'un locuteur.
À éviter : I work in marketing since 5 years and I manage a team of three people.
Comment le natif l'entend : The tense error is the single most reliable marker of a French native speaker in English. Every anglophone identifies this origin within one second.
Préférer : I've been working in marketing for five years and I manage a team of three.
Le français utilise le présent pour décrire une action qui a commencé dans le passé et continue. L'anglais exige le present perfect dans ce cas. C'est l'erreur grammaticale la plus statistiquement associée aux locuteurs natifs du français — elle efface en une phrase toute l'impression de fluidité construite jusque-là.
Concentrez-vous sur les collocations de votre domaine spécifique, pas sur des listes génériques. Pour un appel de découverte en marketing, les incontournables sont : pain point, ICP, brand awareness, KPI, scope, deliverable, buy-in, stakeholder, campaign rollout et value proposition. Mémoriser ces dix collocations en contexte — c'est-à-dire avec leur verbe naturel — vaut plus que cent mots isolés.
Un B2 solide est suffisant pour être compris et pour comprendre. Mais il ne protège pas contre les calques francophones qui signalent votre niveau à un natif. La limite du B2 en contexte professionnel n'est pas la compréhension — c'est la précision des collocations et la fluidité des formulations commerciales. C'est ce gap spécifique que cette page adresse, pas le niveau général.
La meilleure méthode est la préparation active : avant l'appel, rédigez dix phrases que vous êtes quasi-certain de prononcer — présentation, description de votre offre, questions de qualification — et vérifiez chacune contre les collocations natives. Ne traduisez pas en temps réel pendant l'appel. Pensez en blocs de formulations préparées. Les calques apparaissent quand le cerveau improvise sous pression.
Quantifiez systématiquement. Les natifs ne disent pas 'very positive ROI' — ils disent '3x return', '40% lift in conversion', 'cut CPA by a third'. Remplacez tous les adjectifs évaluatifs vagues (good, positive, strong) par des chiffres ou des comparaisons. Si vous n'avez pas les chiffres, dites 'we saw meaningful improvement in [metric]' plutôt qu'une approximation flatteuse.
Ne simulez pas la compréhension — c'est la faute la plus coûteuse dans un contexte commercial. Les formulations natives pour redemander sont : 'Could you say more about what you mean by that?', 'Just to make sure I'm following — are you referring to Y?', ou simplement 'I want to make sure I understand that correctly'. Ces formulations signalent l'attention, pas l'incompétence.
La clôture doit fixer deux choses : la prochaine étape et le délai. Utilisez : 'Let me follow up with a brief summary and a proposed next step by Thursday — does that work for you?' Évitez les clôtures vagues comme 'I will revert' ou 'we'll see'. Les natifs clôturent toujours en nommant une action précise et une date — c'est le signal que vous maîtrisez les codes commerciaux anglophones.
Amélie écoute ton anglais oral, repère les calques du français invisibles à toi-même, et te corrige avec la version native pro. 90 secondes pour le diagnostic.
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